Somnambulisme et terreurs nocturnes

Somnambulisme et terreurs nocturnes

Suzanne Dixon

Tous les parents seront, à un moment ou un autre, confrontés à la difficulté de mettre les enfants au lit et de faire en sorte qu’ils y restent. Les difficultés liées au sommeil, comme le somnambulisme et les terreurs nocturnes suscitent beaucoup de questions chez les parents.


Se cogner la tête et se balancer

De nombreux enfants adopteront des comportements rythmiques et répétitifs pour se préparer au coucher ou pendant la nuit pour se rendormir. Ceci arrive très souvent pendant la première année et disparaît généralement avant l’âge de 2 ans. 

Ils se cognent avec force pendant une demi-heure, mais il est fort peu probable qu’ils se fassent mal. Vous ne pouvez pas arrêter ce comportement, mais voici quelques conseils pour vous permettre de calmer les choses :
  • Éloignez le lit de bébé du mur.
  • Placez des protections en caoutchouc sous les pieds du lit pour adoucir les mouvements et atténuer le bruit. Vous pouvez également placer le lit de bébé sur un tapis.
  • Rembourrez la partie supérieure du lit de bébé. Assurez-vous que le rembourrage est bien installé afin qu’il ne glisse pas sur votre enfant et ne lui permette pas de sortir de son petit lit. Les nœuds doivent mesurer moins de 15 cm.
  • Ne vous rendez pas dans la chambre de votre enfant si vous savez qu’il a développé cette habitude. Votre présence est susceptible de renforcer ce comportement, uniquement dans le but d’attirer l’attention et non comme une habitude sécurisante.

Terreurs nocturnes

Il s’agit de réveils partiels et abrupts qui se produisent généralement avant minuit chez les enfants de 2 à 6 ans. Les enfants sont tout rouges, en sueur et ne sont pas calmés par le réconfort des parents. Les terreurs nocturnes inquiètent les parents parce que leur enfant a l’air hagard et agité. Mais elles ne signifient rien et l’enfant ne s’en souviendra pas le lendemain matin. Il ne réagira pas non plus à vos tentatives de réconfort. Veillez seulement à ce qu’il ne se blesse pas pendant qu’il gesticule dans son lit et dans sa chambre. 

Ces réveils nocturnes disparaîtront en grandissant. Il est possible que votre conjoint ou vous-même ayez expérimenté des terreurs nocturnes quand vous étiez enfants, car il y a souvent des antécédents familiaux.

Gérer les terreurs nocturnes

  • Sécurisez l’environnement en éliminant tous les objets dangereux ou fragiles autour du lit de votre enfant. Couvrez le sol avec quelque chose de doux, comme un tapis ou une couverture.
  • Préservez une atmosphère calme avec une lumière tamisée et éteignez la radio ou la télévision dans les environs.
  • N’essayez pas de calmer ou d’apaiser votre enfant avec des mots ou des câlins. Ceux-ci ne provoqueront aucune réaction et le fait de le maintenir immobile risque uniquement d’aggraver les choses.
  • Attendez que votre enfant se rendorme avant de quitter sa chambre.
  • Évitez la fatigue excessive. Votre enfant a peut-être besoin de se coucher plus tôt ou de faire une sieste l’après-midi.

Les enfants qui marchent/parlent dans leur sommeil

Il s’agit de réveils partiels pour lesquels il existe des antécédents familiaux. Ces conditions augmentent en fréquence et en intensité lors de périodes de stress et de fatigue excessive. Les garçons y sont plus sensibles que les filles. 

Les jeunes enfants peuvent aussi en souffrir, même sans stress spécifique. Ces troubles disparaissent le plus souvent à l’adolescence. Ne faites pas trop attention à ce que dit un somnambule, car ses paroles sont incohérentes. Et ne vous moquez pas d’un enfant somnambule ou qui parle dans son sommeil, car s’il manque d’assurance il pourrait alors avoir peur de révéler ses secrets ou ne pas vouloir passer la nuit chez un autre enfant. 

Rassurez-le en lui disant qu’il est tout à fait normal et qu’il est actif la nuit parce qu’il a l’esprit vif et une imagination débordante. Il ne se souviendra de rien le lendemain.

Gérer le somnambulisme

  • Assurez-vous qu’il n’y ait plus aucun objet sur le sol, ni même de carpettes et enlevez les objets fragiles de la chambre.
  • Installez une petite cloche sur la porte de la chambre. Vous saurez ainsi quand votre enfant quitte la pièce.
  • Installez des barrières de sécurité devant les escaliers.
  • Changez votre enfant de lit s’il dort sur le lit supérieur d’un lit superposé (envisagez éventuellement une chambre au rez-de-chaussée).
  • Verrouillez ou bloquez l’entrée de la cuisine et des autres pièces dans lesquelles des objets dangereux sont à portée de main.
  • Assurez-vous que les fenêtres, placards et portes de douche sont en verre incassable.

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